Votre projet RO/Analytique: le challenge

challenge

Lorsque Didier et moi-même présentons Adilem et ses services à des clients potentiels, nous essayons d’expliquer l’attrait de la RO/Analytique en décrivant de nombreuses histoires à succès, choisis pour être à la fois motivantes et fascinantes. Nous sommes des passionés, et donc notre approche fonctionne en général très bien. Dans la plupart des cas, leur enthousiasme les pousse à essayer d’identifier des activités complexes dans leur organisation et qui pourraient profiter d’une optimisation ou d’une meilleure prise de décision.

Le challenge alors est de trier ces activités pour déterminer lesquelles seraient de bons candidats pour un projet RO/Analytique. Malheureusement j’ai remarqué que ceci est le plus souvent une exercice difficile. Il y a plusieurs raisons à cela, mais la plus grande me semble être qu’Adilem a relativement peu de connaissances de l’organisation du nouveau client, et aussi que le client a relativement peu de connaissances de la RO/Analytique.

Et cette difficulté est aggravée par le modèle d’affaires d’Adilem qui est basé sur des projets innovatifs et entièrement sur mesure pour lesquels il n’y a pas de comparaison possible. Nous sommes donc tout à fait dépendants du client pour qu’il “tire” la demande en identifiant ses propres besoins, car nous n’avons pas de solutions prédéfinies à “pousser” vers le client.

Mais il y a encore d’autres obstacles auxquels nos clients et nous devons faire face, et alors aujourd’hui je vais parler de certains de ces obstacles et je vais essayer de les décrire de mon point de vue.

Alors, rapidement, voici une petite liste:

  1. Difficulté à imaginer le potentiel d’amélioration
  2. Difficulté à identifier si la RO/Analytique est une solution appropriée
  3. Difficulté à estimer les coûts/bénéfices d’un projet RO/Analytique
  4. Difficulté à évaluer le risque du projet
  5. Difficulté à juger la réception que l’organisation donnera au projet

1) Difficulté à imaginer le potentiel d’amélioration

Nous, les humains, sommes en règle générale très réticents à changer nos habitudes. A force de travailler de la même façon chaque jour, il devient difficile d’imaginer que nous pourrions éventuellement avoir avantage à le faire autrement. C’est une des raisons pour lesquelles les organisations ont des processus et des systèmes qui évoluent lentement et de façon iteratif.

Mais je crois que les organisations qui réussiront demain seront celles qui aujourd’hui travaillent pour maintenir une culture d’innovation et d’amélioration continue. Je crois aussi que pour que nos projets soit menés avec succès, il est nécessaire qu’ils soient défendus par un champion de projet interne à l’organisation qui a la vision nécessaire et qui est engagé afin de garantir que le projet obtienne les ressources qui lui seront nécessaires.

2) Difficulté à identifier si la RO/Analytique est une solution appropriée

Ceci est un défi délicat. Même en étant un spécialiste en RO/Analytique, j’ai parfois de la peine à reconnaître immédiatement un projet viable. Cependant je crois qu’avec de l’experience on peut assez rapidement faire une estimation censée. Si positive, nous proposons une petite étude de faisabilité, qui durera peut-être quelques heures ou peut-être plusieurs jours. Nous offrons ces études gratuitement car nous désirons démontrer notre engagement envers le client.

Un article court mais utile sur ce sujet peut-être trouvé sur le site anglais ORChampions ici:  Five Signs O.R. Can Help (Cinq signes que la RO saura vous aider). Pour résumer, les cinq signes sont:

  • Vous devez prendre des décisions complexes
  • Vous rencontrez des problèmes avec vos processus
  • Vous êtes perturbé par le risque
  • Votre organisation ne tire pas le meilleur parti de ses données
  • Vous devez vous battre contre une forte concurrence

3) Difficulté à estimer les coûts/bénéfices d’un projet RO/Analytique

Dans notre domaine d’activité, je crois fermement au mérite du système des honoraires basés sur la valeur. Ceci car cela permet d’aligner nos motivations sur les intérêts de nos clients. Donc même si on peut établir des contrats avec une rémunération par étape, nous avons une préférence pour des formules qui permettent une partage des bénéfices. Ce système permet aussi au client de faire une meilleure estimation de leur retour sur investissement, et ce dès le départ du projet.

Quant à l’analyse à priori des bénéfices, tout dépend du type de projet… Par exemple, un projet qui consiste essentiellement à automatiser une fonction aura des bénéfices assez faciles à quantifier (en terme de fiabilité ou en termes de main-d’oeuvre réduite), tandis que certains projets d’optimisation pourraient être incapables de fournir plus qu’un minimum et un maximum en termes de résultats escomptés. D’autres projets, comme par exemple des simulations pour la planification stratégique, peuvent avoir des bénéfices qui sont strictement qualitatives.

4) Difficulté à évaluer le risque du projet

L’appréciation du risque lié au projet est une autre raison pour laquelle je plébiscite une rémunération basée sur la valeur. Ceci nous permet de partager le risque avec le client et aussi de clarifier ensemble les objectifs du projet et leurs valeurs respectives.

Mais nous devons toujours nous souvenir, tandis qu’il existe du risque lié à l’action, il existe aussi du risque lié à l’inaction!

5) Difficulté à juger la réception que l’organisation donnera au projet

Peut-être le fait le plus marquant quand j’étudie la plupart des projets de RO/Analytique, est jusqu’à quel point la composante humaine domine toutes les autres.

La bonne volonté de tous les participants est une condition de réussite du projet, et s’assurer de cette bonne volonté doit être la priorité des gestionnaires de projet. Tout le monde a besoin de se sentir impliqué, respecté et apprécié et par dessus tout ils doivent savoir que leurs emplois sont sûrs. Par exemple, Toyota, le leader du mouvement Lean, a garanti les contrats de leurs ouvriers à vie! Ce faisant, ils étaient libres à proposer des améliorations d’efficacité sans avoir le soucis de générer des licenciements.

Voilà. Ce sera tout pour aujourd’hui….

A bientôt!